Dans cette ère de globalisation et de croissance urbaine sans précédent, notre histoire canadienne peut être celle de villes ouvertes, inclusives qui créent un sentiment manifeste d’enthousiasme et de possibilités. Ou bien, elle peut être une histoire de tension et d’aliénation susceptible d’être transmise à la seconde ou même à la troisième génération. Lorsque l’intégration sociale se passe bien, elle alimente la croissance économique, stimule l’innovation et le renouvellement des gens de talent, crée de nouvelles connaissances et promeut un tissu social plus riche et plus cohérent. Lorsqu’elle se passe mal, les résultats sont coûteux et bien plus complexes.

Les villes sont les endroits où les gens préfèrent vivre, travailler, s’amuser et élever leur famille. Les villes sont là où les immigrants se sentent intégrés ou exclus, avec des résultats qui ont des incidences non seulement sur l’immigrant, mais également sur la communauté locale. Les institutions locales – comme les municipalités, les entreprises, les organisations communautaires et du secteur civil, les écoles, les bibliothèques et les parcs – peuvent jouer un rôle puissant et positif dans l’intégration des immigrants.

L’immigration était auparavant quelque chose qui « se produisait simplement » à Montréal, à Toronto et à Vancouver. Mais aujourd’hui les immigrants choisissent de s’établir dans des villes un peu partout au Canada. La proportion d’immigrants qui s’installent dans les grandes villes de nos provinces de l’ouest et dans des villes plus petites ou de taille moyenne d’un bout à l’autre du Canada est à la hausse. Bon nombre de ces villes cherchent activement à attirer de nouveaux immigrants et à les aider à s’intégrer dans leur communauté.

Les villes n’ont heureusement pas à commencer leur travail d’attraction et d’intégration des immigrants à partir de zéro. Elles peuvent tirer des leçons des nouvelles idées utilisées par d’autres villes du monde entier ― comme le programme d’échange d’apprentissage par pairs entre les Pays-Bas et Toronto, et l’École d’entrepreneuriat pour femmes de Toronto ou de Barcelone ― conjuguées à des méthodes testées et éprouvées. Ces leaders locaux encouragent l’intégration dans de nombreux endroits, comme les lieux de travail, les salles de conférence, les salles de classe, les parcs et les bureaux d’information. Le site Web, Cities of Migration, est une excellente ressource qui documente ces idées novatrices et les incidences qu’elles ont dans le monde entier.

Pour réussir dans ce travail, nous devons avoir une vision, la capacité et le désir de collaborer, et être tenaces. Nous devons pouvoir inventer des nouvelles solutions pour résoudre des problèmes difficiles. Le Canada va probablement continuer d’accueillir des immigrants au taux actuel – ou à un taux plus élevé, et nous aurons donc besoin d’esprits neufs et ouverts qui apporteront de nouvelles idées et approches pour nous aider à accomplir cette tâche. Comme l’a dit Albert Einstein, « On ne peut pas résoudre nos problèmes en utilisant la façon de penser qui les a engendrés ». Tous les secteurs doivent collaborer. Lorsque de petites entreprises à but non lucratif travaillent par exemple avec de larges sociétés multinationales, des choses merveilleuses peuvent se produire en matière d’emploi pour les immigrants.

Enfin, il va nous falloir travailler sans relâche. Les changements importants prennent du temps et il est peu probable qu’ils surviennent tous au même moment. Mieux vaut avancer à petits pas que de rester immobile, tant que nous nous dirigeons vers l’objectif de l’équité pour tous et de l’inclusion de tous au sein de notre société.

L’immigration va continuer de façonner l’histoire du Canada dans l’avenir et au-delà. Nous avons le pouvoir d’écrire cette histoire à l’intérieur de nos villes et de nos communautés, et de faire en sorte qu’il y soit question de bienvenue, de protection et de succès.