L’une de mes cousines va terminer ses études secondaires en juin 2014. Elle m’a envoyé un message récemment sur Facebook pour me dire qu’elle envisageait une carrière en photojournalisme. Elle voulait aussi savoir si je pouvais lui recommander un programme universitaire de journalisme.

Je vais être honnête : la première pensée qui m’est venue à l’esprit a été : « Es-tu folle? » Les organisations médiatiques ont été perturbées par la technologie au point où leur survie à long terme est constamment remise en question. Il est pratiquement impossible de prédire quel sera le paysage de l’embauche dans un an d’ici, encore moins dans cinq ans.

En même temps, comme je ne peux toujours pas imaginer un meilleur choix de carrière que celui que j’ai fait, je veux rester optimiste en ce qui concerne l’avenir.

Je ne lui ai pas dit « Es-tu folle? ».

Je lui ai fait remarquer que trouver un emploi de journaliste à plein temps bien rémunéré, particulièrement en qualité de photojournaliste ou dans tout rôle à format spécifique, risque d’être plus difficile que jamais. Mais les compétences requises sont toujours très utiles. Pas seulement dans les médias, mais dans toute organisation – petite ou grande – qui souhaite offrir un contenu de qualité. Ce qui a changé le plus est le besoin de posséder un plus large éventail de compétences.

Les journalistes en herbe devraient être préparés à écrire, à prendre des photos, à produire et à éditer des vidéos de façon efficace, et, bien entendu, à connaître  les médias sociaux à fond. Créer un contenu dans le vide ne va pas faire l’affaire. Il vous faudra une pincée de personnalité et des compétences en marketing pour aider à promouvoir votre travail.

J’ai recommandé à ma cousine d’explorer plusieurs universités et collèges offrant des diplômes en journalisme, communications ou médias numériques. Si c’était moi qui allait terminer mes études secondaires à l’heure actuelle, j’aimerais croire que je déciderais encore de devenir journaliste, mais j’investirais dans un programme qui m’offrirais ce large éventail de compétences, pour bien me préparer à ce qui risque de m’attendre.

Créer un contenu dans le vide ne va pas faire l’affaire.

Mon travail d’éditeur a énormément changé au cours des quelques dernières années. L’attribution des reportages et le peaufinage du contenu font toujours partie des tâches importantes de ce que je fais, mais je me consacre de plus en plus au blogage, à la production de vidéos, d’événements en direct et d’autres formes de développement et de promotion des affaires.

J’ai beaucoup appris des entrepreneurs que j’ai rencontrés, et j’ai mis en pratique certaines de ces leçons dans le contexte de mon travail. Les journalistes en herbe se rendront un grand service en s’auto-publiant sur un site Web qu’ils construiront et alimenteront régulièrement de leurs publications. Ce sera non seulement un excellent moyen de vous distinguer et de présenter votre travail à des employeurs éventuels et au tout puissant Internet, mais cela pourrait vous permettre de vendre vos efforts pour gagner de l’argent.