Le Canada veut avoir une économie solide, mais l’expansion du développement ne doit pas dépasser certaines limites. Nos activités économiques contribuent d’une manière significative au changement du climat. Nous ne pouvons pas séparer l’incidence humaine sur l’environnement de la survie de notre espèce. Au cours des dernières années, le gouvernement a considérablement affaibli les lois relatives à la protection de l’environnement pour permettre à un plus grand nombre d’industries d’augmenter leur production. Cela est inquiétant car, sans avoir des lois solides à l’appui, nous ne pourrons pas maintenir la production dans des limites durables. Ce sont donc des organisations comme Greenpeace qui se battent pour maintenir ces lois en vigueur et donner aux Canadiens une voix pour s’exprimer. Nous ne devrions pas avoir à choisir entre le développement économique et l’environnement. Ces deux éléments peuvent se conjuguer si nous construisons une économie verte et commençons dès maintenant à passer à l’énergie propre.

Au cours des dix à vingt prochaines années, les défenseurs des causes environnementales qui vont réussir devront sans doute être en partie gestionnaires du changement, communicateurs, scientifiques et sources d’inspiration.

Les organisations environnementales comme Greenpeace collaborent avec le milieu des affaires de diverses façons. D’un côté, nous confrontons les sociétés dont les pratiques polluent les rivières, détruisent les espèces en voie de disparition ou sapent les droits fonciers des Premières Nations. Mais nous établissons aussi des partenariats avec des compagnies qui veulent s’améliorer. Les compagnies qui sont les plus avancées dans ce domaine ont aussi celles qui auront les meilleures chances de réussir en dernier ressort. Les recherches montrent très clairement que les employés des compagnies qui font ce qu’il faut pour l’environnement et la communauté sont plus engagés auprès de la compagnie. Et les employeurs savent aussi que, pour conserver une main-d’œuvre talentueuse et satisfaite, ils doivent eux aussi faire ce qu’il faut.

Au cours des dix à vingt prochaines années, les défenseurs des causes environnementales qui vont réussir devront sans doute être en partie gestionnaires du changement, communicateurs, scientifiques et sources d’inspiration. La question du changement climatique touche tout le monde, mais, au bout du compte, personne ne veut en prendre la responsabilité. Il nous faut une masse critique plus importante de citoyens et de chefs d’entreprise ainsi que le gouvernement pour soutenir le changement. C’est pourquoi les avocats de cette cause devront posséder toute une gamme de compétences : pour influencer les cœurs et les esprits, les comportements et les attitudes, ainsi que les systèmes et les politiques.

Pour commencer, beaucoup de jeunes personnes se dirigent vers des organisations comme la nôtre par le biais de l’activisme communautaire et du bénévolat. Nous sommes toujours à la recherche de compétences diverses et de passion, qu’il s’agisse de recherche ou de communication, de collecte de fonds ou de marketing. Comme dans tout autre domaine, des compétences en gestion de projet sont également importantes, afin de veiller à ce que nous utilisions efficacement les maigres ressources dont nous disposons pour produire les meilleurs résultats.

J’adore ce travail tout simplement parque ce que je peux voir l’influence tangible que nous exerçons. La plupart des personnes qui se dirigent vers notre secteur sont passionnées, et c’est là l’ingrédient le plus important. La passion du changement. Vous ne le faites pas pour l’argent, vous le faites parce que vous croyez sincèrement que le monde et nos communautés seront améliorés s’il existe un meilleur équilibre entre notre monde naturel et notre économie. Les gens font ce travail parce qu’ils croient que le changement est non seulement d’une nécessité urgente, mais qu’il est aussi possible.