Le futur des jeunes entreprises en technologie

Parlez-nous de votre rôle.

Je suis le directeur général de Extreme Startups, qui combine la direction d’une entreprise financée par le capital de risque axée sur le changement du marché des accélérateurs et des incubateurs de jeunes entreprises avec l’investissement dans des fondateurs extraordinaires, où j’accélère la croissance de leur entreprise au cours d’un cycle intensif de quatre mois.

Comment êtes-vous arrivé où vous êtes aujourd’hui?

Un mélange d’application d’expériences au sein d’entreprises et d’études universitaires choisies avec précision. Je suis un entrepreneur dans le domaine numérique depuis 24 ans et j’ai prospéré dans le cycle de démarrage-échec-apprentissage-réussite.

J’ai délibérément choisi d’étudier la psychologie et l’économie à l’Université McGill car je savais que l’allais éventuellement entreprendre un MBA, et j’ai estimé que m’immerger dans la théorie de la dynamique humaine et du marché économique me procurerait la meilleure préparation possible pour devenir un leader en matière d’entreprenariat. Durant mon séjour à McGill, j’ai investi beaucoup de temps dans la communauté entrepreneuriale, notamment en dirigeant le club des entrepreneurs McGill, en organisant des congrès sur les nouvelles entreprises et en étant encadré par des entrepreneurs exceptionnels. Lors de mes études de deuxième cycle, j’ai été co-fondateur d’une entreprise de logiciels et de services de conseils sur les affaires électroniques qui a bénéficié d’un certain financement externe. Nous avons vécu des hauts et des bas : nous avons gagné un prix du maire de Montréal pour l’une des meilleures jeunes entreprises dans la ville le même jour où nous avons dû licencier la moitié de l’équipe parce que nous nous étions développés trop rapidement. J’ai adapté cette entreprise au cours de plusieurs années pour me concentrer à la fois sur des projets de formation en ligne et de commercialisation en ligne, ce qui m’a permis d’en apprendre davantage sur les petites et moyennes entreprises et sur leurs clients respectifs.

Je me suis retiré de cette entreprise parce qu’elle n’allait pas me permettre d’atteindre ma vision ambitieuse. J’ai décidé d’entreprendre le programme de MBA à l’Université Queen’s, axé sur la stratégie et la mise en œuvre, pour apprendre comment faire fructifier des entreprises à l’échelle mondiale. J’ai structuré mon processus de mentorat à Extreme Startups, commencé à investir dans de jeunes entreprises et suivi le programme Venture Capital Executive à Berkeley pour renforcer mes compétences en capital de risque.

Comment les incubateurs de jeunes entreprises sont-ils en train de changer?

Le marché des accélérateurs et des incubateurs de jeunes entreprises gagne en popularité. La raison principale est qu’il n’a jamais été aussi facile de lancer une entreprise, d’accéder à des ententes de financement avec de nouvelles entreprises et de créer un programme accélérateur de base en utilisant des mentors dans un espace de cotravail. Des modèles d’accélérateurs et d’incubateurs sont arrivés à un seuil critique étant donné que la plupart n’ont pas réussi à répondre aux besoins de base des parties prenantes, que ce soit du point de vue du rendement du placement de l’investisseur, des capacités des programmeurs fondateurs, de l’accès aux sociétés partenaires ou de la durabilité économique. Cet échec entraîne une nouvelle série d’attentes chez les fondateurs, les investisseurs et les sociétés partenaires. Cela nécessite de l’innovation dans la programmation, ou il y a risque d’échec.

Quels sont les attributs principaux que vous recherchez chez les fondateurs de jeunes entreprises?

Nous déclinons les demandes de fondateurs seuls. Nous préférons financer des équipes pour avoir au moins un responsable technique et une personne vedette dans le domaine des affaires. Étant donné que nous finançons des entreprises qui ont besoin d’un potentiel de financement institutionnel, nous sommes intéressés par l’ambition, les antécédents en excellence, la capacité d’exécution, l’expertise numérique, l’expérience sectorielle et l’ouverture envers l’encadrement pour faire en sorte que nous puissions apporter de la valeur.

Quelles sont les secteurs qui vous inspirent?

Nous nous concentrons sur les entreprises numériques qui touchent en général l’industrie du Web et du mobile. Dans la plupart des secteurs, l’innovation numérique qui est perturbatrice est encore à ses débuts. Dans la prochaine décennie, nous verrons une évolution plus rapide de l’innovation progressive à l’innovation perturbatrice. La scène de l’« Internet des objets » (le mouvement qui consiste à jumeler l’Internet avec des objets de tous les jours) me passionne car elle va façonner la réalité qui sera que pratiquement chaque compagnie fonctionnera principalement comme une société de logiciel au cours des prochaines décennies. Combiner les tendances de l’omniprésence du mobile, de la logicielle ouverte, du financement participatif et de bonnes occasions de données volumineuses alimentera cette troisième évolution importante en innovation informatique

Qu’est-ce qui vous plait dans votre travail?

J’adore à la fois collaborer avec des fondateurs exceptionnels et innover le modèle d’accélérateur. Particulièrement, trouver des entrepreneurs ambitieux et les aider à stimuler l’innovation dans leurs marchés. Également, travailler sur de nouveaux programmes et tests pour mettre au point un modèle d’accélérateur.

 

Le conseil le plus important que je puisse donner est de démarrer quelque chose aujourd’hui pour développer votre esprit et vos compétences entrepreneuriales. Accueillez le cycle de démarrage-échec-apprentissage-réussite. Persévérez et essayez de nouvelles approches chaque jour pour alimenter des innovations futures. Votre vision évoluera si vous êtes en interaction avec votre marché tous les jours, alors il est plus important d’agir d’abord et de perfectionner plus tard. Ne démarrez jamais une entreprise tout seul. Trouvez un co-fondateur et travaillez avec des mentors.

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